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Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? En France, les escrocs préfèrent désormais rester confortablement installés derrière leur ordinateur pour commettre leurs méfaits. Le nombre des victimes de telles fraudes sont en progression. Dans cet article, nous vous partageons quelques chiffres éclairants sur ce phénomène qui connaît une croissance de plus en plus inquiétante.  

Une méthode de fraude qui fait fureur… parmi les fraudeurs

 

Les fraudeurs ne se compliquent plus à vider les poches de leurs victimes au risque de tomber sur un portefeuille sans billets, ou à entrer par effraction au risque de déclencher une alarme, ils s’attaquent désormais directement au compte en banque de leurs victimes.

Au cours de l’année 2010, on ne comptait en effet “que” 500 000 ménages atteints par des débits illégaux sur leur compte bancaire. En 2013, ce chiffre est passé à 883 000 avant d’atteindre les 1,2 million en 2016.

Si l’on compare ce résultat de 2016 au nombre de cambriolages la même année, 1,6 % des Français sont touchés par les cambriolages, contre 4,3 % pour les débits frauduleux sur leur carte bancaire…

Les procédés utilisés par les cyberdélinquants

Pour voler les informations bancaires professionnelles ou personnelles, les cyberdélinquants n’ont peur de rien. Entre logiciels malveillants, virus, malware, piratage de code de carte bleue aux distributeurs de billets, hameçonnage, ils mettent tous les procédés en place pour voler vos informations privées, professionnelles et personnelles.

 

Des chiffres qui font peur !

Comment les fraudeurs s’y prennent-ils ? Mystère

Vis-à-vis des fraudes, plus 63% des victimes n’ont aucune idée de la manière dont les “délinquants dématérialisés” s’y sont pris pour leur voler leurs coordonnées bancaire.

Dans la part restante, 14 % ont une ou des hypothèses sur le mode opératoire du vol, mais ils ne sont que 23 % à avoir la certitude de ce qui s’est réellement passé.

Perdre tout son argent en un seul clic, c’est possible ?

2 débits sur 10 en moyenne sont d’une valeur supérieure à 1 000 €, ce qui représente tout de même 18 % des fraudes. En général, les montants sont moins élevé, et 34% des fraudes sont aux alentour des 100€ ou moins. Encore faut-il s’en rendre compte vite ! La multiplication de petits montants peut également atteindre des chiffres démoralisants.

Pour information, 70 % des victimes rapportent que les achats sont apparemment effectués sur internet et dans des commerces traditionnels.

L’argent est-il à jamais perdu ?

Une question que l’on se pose tous : la banque rembourse-t-elle les victimes ? La réponse est oui. Mais attention, pas dans tous les cas ! En effet, la banque peut refuser de prendre à son compte les sommes dérobées dans les cas où une négligence du client est démontrée. De récentes affaires ont démontrées ce fait.

Les Français ne s’en plaignent pas suffisamment

Plus les montants sont importants, plus les victimes portent plainte. Ils sont près de 50% à porter plainte dans les cas où les montant dépassent les 100 euros, et ils ne sont plus que 14% pour les méfaits aux alentours des 100 euros…

Les victimes sont beaucoup plus nombreuses à engager des poursuites lorsqu’il s’agit du cambriolage d’une infrastructure (entreprise ou domicile) : 40 % des victimes pour les débits frauduleux, pour 55 % pour les cambriolages. Pourquoi des chiffres aussi bas ?

Les résultats de l’enquête, qui se nomme “Cadre de vie et sécurité« , et qui a été organisée par l’INSEE et l’ONDRP (Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales) qui ont permis d’alimenter cet article en chiffres n’en donnent malheureusement pas la réponse.

 

Pour limiter ce genre de fraude, les entreprises doivent faire attention lors de toute transaction en ligne, mais également lors des retraits d’argent avec une carte bancaire professionnelle. Vérifier les comptes en ligne régulièrement est également extrêmement important pour repérer les fraudes, 66 % des victimes s’en rendent compte ainsi !

 

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